La nouvelle maison de mon père - Janet Paulson
Janet Paulson

La nouvelle maison de mon père

La nouvelle maison de mon père - Janet Paulson

Mon père avait décidé d’acheter le terrain d’une maison, qui avait subi un incendie l’année d’avant, pendant la période de Noël. Les fondations étaient restées intactes. Il avait grâce à beaucoup d’amis qui étaient dans le bâtiment monté la nouvelle maison en très peu de temps. Il n’y avait qu’une seule chose qui m’avait paru bizarre, et lui-même s’en voulait à mort, ainsi qu’à ses amis. Il n’avait pas posé un système de drainage. Je n’informais sur la chose, pour qu’il n’y ait pas trop de travaux à faire, maintenant que la maison était finie. Je recevais d’un vieil ami, un lien Internet d’une société qui proposait un système de pose de drain, sans excavation.

Je partais avec mon père en voiture, et nous avions fait quelques centaines de kilomètres pour arriver jusqu’à la société. Il voulait avant d’acheter quoi que ce soit, voir de plus près, le nouveau système. Il s’agissait de gros blocs en polystyrène d’un mètre sur 50 cm, recouverts d’un textile drainant. À première vue, cela nous paraissait peu probable. Le vendeur nous démontra le système aux alentours de l’usine, où il y avait deux maisons témoins. Il nous donna à soupeser un bloc, qui n’était que de 2 kg au mètre linéaire, et nous demandait de réfléchir par rapport au système classique qui lui, était de 300 kg pour la même surface. Il nous faisait une démonstration de pose, en mettant l’accent sur la facilité du fait de la légèreté du produit, ainsi que de son système. Il n’y avait besoin d’aucun outillage spécifique, si ce n’est d’un bon cutter, et d’un bon rouleau de chatterton. Il n’y avait pas besoin de gravier, ni à déplacer beaucoup de terre. Les blocs de polystyrène étaient reliés les uns aux autres, par des manchons en PVC. Les ajustements en longueur se faisaient par simple découpe à la scie.

Mon père fut très vite très intéressé, et passa la caisse pour  acheter la longueur nécessaire à installer au plus vite autour de la maison. Quand nous rentrions en voiture, il passa tout le voyage de retour à relire plusieurs fois les brochures de la société, où il y avait plusieurs explications sur le débouchage drain, et le captage de l’eau par des rayures tracées tout autour des blocs. L’eau était censée être dirigée vers le collecteur central, puis vers les eaux des villes. La chose qui plaisait le plus à mon père, était de savoir que le polystyrène ne se dégraderait pas dans le temps. Il recevait les blocs deux jours plus tard, et eut besoin de moins d’une journée pour tout installer. Il pouvait enfin dire qu’il avait maintenant, une maison viable.